L'histoire du bon Samaritain

Mise à jour du 24 juin 2022.
DE RETOUR après une longue marche à prêcher le royaume de Dieu de village en village, les douze apôtres racontent au Seigneur avec enthousiasme, toutes les choses merveilleuses qu'ils ont accomplies... Les prenant avec lui, probablement pour y reprendre des forces ou parce qu'Hérode le recherchait, il se rendit à Bethsaïda, ville native de Philippe, André et Pierre ( Luc 9:1-4 ; 9-10 / Jean 1:44 ).

Mais les foules l’ayant su, le suivirent. Sensible, Jésus les accueillit et leur parla du royaume de Dieu, tout en guérissant ceux qui en avaient besoin ; leur fournissant également de quoi se nourrir ( Luc 9:11-17 ).

C'est aussi dans cette ville, sur une montagne, que le Christ fut transfiguré devant trois de ses apôtres ( Luc 9:28-35 ).

Sur le chemin vers Jérusalem...

Après ces jours et parce que le temps où il devait être enlevé du monde approchait, il se mit en chemin pour Jérusalem. Sur ce trajet difficile effectué à pied, il prévoit de rendre visite à des villes et des villages ; et notamment auprès des Samaritains où chez certains, il ne sera pas reçu ( Luc 9:51-56 ).

Soixante-dix disciples, sont ainsi envoyés deux par deux dans les villes et les villages alentours, pour préparer la visite du Seigneur ; transporter de joie, à leurs retours les disciples lui racontent à nouveau, tous les prodiges accomplies ( Luc 10:1, 17 ).
Les Évangiles ne précisent pas la ville ou le village où ils se trouvent, lorsque Jésus les envoya de nouveau. Cependant, malgré plusieurs interprétations qui peuvent parfois sembler cycliques, il semble raisonnable de penser que ce fut dans une ville proche de Béthanie, que le Christ raconta l'histoire du bon Samaritain ( Luc 10:38-39 / Jean 11:1, 18 ).

Qui est mon prochain ?

Dans cette communauté, un homme très instruit dans la loi de Moïse l'interroge : « Maître, que ferai-je pour posséder la vie éternelle ? ». Jésus lui demande alors, « Qu'y a-t-il d'écrit dans la Loi ? Qu'y lis-tu ? » ; l'homme répondit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout cœur, de toute ton âme, de toutes tes forces et de tout ton esprit, et ton prochain comme toi-même ».

Jésus l'encourage alors, et lui dit : « Tu as bien répondu, fais cela et tu vivras ». Touché certainement par cet encouragement, il lui demande encore « Et qui est mon prochain ? ». C'est alors que Jésus se mit à raconter l'histoire saisissante du bon Samaritain ( Luc 10:25-29, Traduction par Augustin Crampon, édition de 1923 ) :

« Jésus reprit la parole, et dit : Un homme descendait de Jérusalem à Jéricho. Il tomba au milieu des brigands, qui le dépouillèrent, le chargèrent de coups, et s’en allèrent, le laissant à demi mort. Un sacrificateur, qui par hasard descendait par le même chemin, ayant vu cet homme, passa outre. Un Lévite, qui arriva aussi dans ce lieu, l’ayant vu, passa outre. Mais un Samaritain, qui voyageait, étant venu là, fut ému de compassion lorsqu’il le vit. Il s’approcha, et banda ses plaies, en y versant de l’huile et du vin ; puis il le mit sur sa propre monture, le conduisit à une hôtellerie, et prit soin de lui. Le lendemain, il tira deux deniers, les donna à l’hôte, et dit : Aie soin de lui, et ce que tu dépenseras de plus, je te le rendrai à mon retour. » — Luc 10:30-35, Traduction par Louis Segond, édition de 1910.

Puis il demande alors à l'homme : « Lequel de ces trois te semble avoir été le prochain de celui qui est tombé au milieu des brigands ? » ; et celui-ci de répondre, « C'est celui qui a exercé la miséricorde envers lui ».

Alors le Seigneur Jésus-Christ l'encouragea de nouveau, et lui dit : « Va, et toi fais de même » ( Luc 10:36-37 ).

Quel bel exemple ! Cette histoire est si riche d'enseignements, que chaque lecteur pourrait y puiser individuellement et sans réserve, une leçon de vie personnelle.

Libre d'aimer mon prochain sans condition

C'est bien triste de l'admettre, mais le point le plus important qui semble ressortir de ce récit, est certainement le fait d'être capable d'aimer et d'apporter une aide prompte d'urgence à notre prochain, sans intérêt ni condition, ni dans un but mesquin de prospection religieuse :

« Comme le bon Samaritain de la parabole de Jésus, nous voulons secourir les gens qui souffrent, y compris ceux qui ne sont pas Témoins (Luc 10:33-37). La meilleure façon de les aider est de leur prêcher la bonne nouvelle. “ C’est important de bien faire savoir dès le début que nous sommes Témoins de Jéhovah et que notre mission première est de les aider spirituellement, et non matériellement, observe un ancien qui s’est occupé de nombreux réfugiés. Sinon, ils risquent de nous fréquenter uniquement par intérêt. ” » — Revue : La tour de garde de mai 2017, page 7 § 19.

Bien plus qu'une histoire captivante, la vie terrestre du Seigneur Jésus-Christ témoigne elle-même, du Bon Samaritain compatissant par excellence qu'il fût : un exemple authentique d'amour, pour tous les humains.

Et toi, qui est ton prochain ? Penses-tu encore toi aussi, qu'il est préférable en priorité, de manifester de la charité ou de venir en aide à son prochain, dans la mesure où celui-ci manifeste avant tout un certain intérêt pour tes croyances, ta religion ou dans l'objectif de lui placer une publication religieuse ? En suivant l'exemple remarquable du bon Samaritain laissé par notre Seigneur Jésus-Christ, comment puis-je désormais apprendre à aider mon prochain, sans condition et sans rien attendre en retour ( Proverbes 3:27 / Matthieu 6:3 / Jean 8:12 ) ?

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Comparer les livres « Le plus grand homme de tous les temps, édition de 1991, chapitre 73 ligne 1 » avec la version révisée « Jésus : le chemin, la vérité, la vie, édition de 2017, chapitre 73 ligne 1 ». | Revue : La tour de garde de mai 2017, page 7 § 19. [Afficher les citations]



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Le 05 décembre 2022, 08:00
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