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1Traduction par David Martin
Édition de 1744, libre de droits.
1 N’y a-t-il pas un temps de guerre limité à l’homme sur la terre ? et ses jours ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? (7:1) 2 Comme le serviteur soupire après l’ombre, et comme l’ouvrier attend son salaire ; (7:2) 3 Ainsi il m’a été donné pour mon partage des mois qui ne m’apportent rien ; et il m’a été assigné des nuits de travail. (7:3) 4 Si je suis couché, je dis, quand me lèverai-je ? et quand est-ce que la nuit aura achevé sa mesure ? et je suis plein d’inquiétudes jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Ma chair est couverte de vers et de monceaux de poussière ; ma peau se crevasse, et se dissout. (7:5) 6 Mes jours ont passé plus légèrement que la navette d’un tisserand, et ils se consument sans espérance. (7:6) 7 Souviens-toi, ô Eternel ! que ma vie n’est qu’un vent, et que mon œil ne reviendra plus voir le bien. (7:7) 8 L’œil de ceux qui me regardent ne me verra plus ; tes yeux seront sur moi, et je ne serai plus. (7:8) 9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, ainsi celui qui descend au sépulcre ne remontera plus. (7:9) 10 Il ne reviendra plus en sa maison, et son lieu ne le reconnaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, je parlerai dans l’angoisse de mon esprit, je discourrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou une baleine, que tu mettes des gardes autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera ; le repos diminuera quelque chose de ma plainte ; (7:13) 14 Alors tu m’étonnes par des songes, et tu me troubles par des visions. (7:14) 15 C’est pourquoi je choisirais d’être étranglé, et de mourir, plutôt que de conserver mes os. (7:15) 16 Je suis ennuyé de la vie, aussi ne vivrai-je pas toujours. Retire-toi de moi, car mes jours ne sont que vanité. (7:16) 17 Qu’est-ce que de l’homme mortel que tu le regardes comme quelque chose de grand ? et que tu l’affectionnes ? (7:17) 18 Et que tu le visites chaque matin ; que tu l’éprouves à tout moment ? (7:18) 19 Jusqu’à quand ne te retireras-tu point de moi ? Ne me permettras-tu point d’avaler ma salive ? (7:19) 20 J’ai péché ; que te ferai-je, Conservateur des hommes ? pourquoi m’as-tu mis pour t’être en butte ; et pourquoi suis-je à charge à moi-même ? (7:20) 21 Et pourquoi n’ôtes-tu point mon péché, et ne fais-tu point passer mon iniquité ? car bientôt je dormirai dans la poussière ; et si tu me cherches le matin, je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
2Traduction King James revue par B. Blayney
Édition de 1769, libre de droits (hors GB).
1 Is there not an appointed time to man upon earth ? are not his days also like the days of an hireling ? (7:1) 2 As a servant earnestly desireth the shadow, and as an hireling looketh for the reward of his work : (7:2) 3 So am I made to possess months of vanity, and wearisome nights are appointed to me. (7:3) 4 When I lie down, I say, When shall I arise, and the night be gone ? and I am full of tossings to and fro unto the dawning of the day. (7:4) 5 My flesh is clothed with worms and clods of dust ; my skin is broken, and become loathsome. (7:5) 6 My days are swifter than a weaver’s shuttle, and are spent without hope. (7:6) 7 O remember that my life is wind : mine eye shall no more see good. (7:7) 8 The eye of him that hath seen me shall see me no more : thine eyes are upon me, and I am not. (7:8) 9 As the cloud is consumed and vanisheth away : so he that goeth down to the grave shall come up no more. (7:9) 10 He shall return no more to his house, neither shall his place know him any more. (7:10) 11 Therefore I will not refrain my mouth ; I will speak in the anguish of my spirit ; I will complain in the bitterness of my soul. (7:11) 12 Am I a sea, or a whale, that thou settest a watch over me ? (7:12) 13 When I say, My bed shall comfort me, my couch shall ease my complaint ; (7:13) 14 Then thou scarest me with dreams, and terrifiest me through visions : (7:14) 15 So that my soul chooseth strangling, and death rather than my life. (7:15) 16 I loathe it ; I would not live alway : let me alone ; for my days are vanity. (7:16) 17 What is man, that thou shouldest magnify him ? and that thou shouldest set thine heart upon him ? (7:17) 18 And that thou shouldest visit him every morning, and try him every moment ? (7:18) 19 How long wilt thou not depart from me, nor let me alone till I swallow down my spittle ? (7:19) 20 I have sinned ; what shall I do unto thee, O thou preserver of men ? why hast thou set me as a mark against thee, so that I am a burden to myself ? (7:20) 21 And why dost thou not pardon my transgression, and take away mine iniquity ? for now shall I sleep in the dust ; and thou shalt seek me in the morning, but I shall not be. (7:21) Job
7:1-21
3Traduction revue par J. F. Ostervald
Édition de 1823, libre de droits.
1 N’y a-t-il pas comme une guerre ordonnée aux mortels sur la terre ; et leurs jours ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? (7:1) 2 Comme un serviteur ne soupire qu’après l’ombre, et comme un ouvrier attend son salaire, (7:2) 3 Ainsi on m’a donné pour mon partage, des mois qui ne m’apportent rien ; et on m’a ordonné des nuits de travail. (7:3) 4 Si je suis couché, je dis : Quand me lèverai-je, et quand est-ce que la nuit aura achevé sa mesure ? et je m’inquiète cruellement jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Ma chair est couverte de vers et de mottes de poudre ; ma peau se crevasse et se dissout. (7:5) 6 Mes jours ont passé plus légèrement que la navette d’un tisserand, et ils se consument sans espérance. (7:6) 7 Souviens-toi, Eternel ! que ma vie est un vent, et que mon œil ne reverra plus le bien. (7:7) 8 L’œil de ceux qui me regardent ne me verra plus ; tes yeux seront sur moi, et je ne serai plus. (7:8) 9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, ainsi celui qui descend au sépulcre ne remontera plus. (7:9) 10 Il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu où il était ne le connaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche ; je parlerai dans l’affliction de mon esprit, et je m’entretiendrai dans l’amertume de mon cœur. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou quelque grand poisson, que tu m’aies ainsi resserré ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera ; ma couche emportera quelque chose de ma peine ; (7:13) 14 Alors tu m’étonnes par des songes, et tu me troubles par des visions. (7:14) 15 C’est pourquoi je choisirais d’être étranglé, et de mourir, plutôt que de conserver mes os. (7:15) 16 Je suis ennuyé de la vie, et je ne vivrai pas toujours. Retire-toi de moi ; car mes jours ne sont que vanité. (7:16) 17 Qu’est-ce que de l’homme mortel, que tu en fasses un si grand cas, et que tu penses à lui ? (7:17) 18 Que tu le châties chaque matin, et que tu l’éprouves à tout moment ? (7:18) 19 Jusqu’à quand différeras-tu de te retirer de moi ; et ne me permettras-tu point d’avaler ma salive ? (7:19) 20 J’ai péché ; que te ferai-je, conservateur des hommes ? Pourquoi m’as-tu mis pour t’être en butte, et pour m’être à charge à moi-même ? (7:20) 21 Et pourquoi n’ôtes-tu pas mon péché, et ne fais-tu pas passer mon iniquité ? Car je vais m’endormir maintenant, dans la poussière ; et si tu me cherches le matin, je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
4Traduction par H.-A. Perret-Gentil
Édition de 1847-1861, libre de droits.
1 L’homme ne fait-il pas sur la terre le service d’un soldat, et ses jours ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, et comme un journalier attend son salaire, (7:2) 3 ainsi j’eus pour mon lot des mois de douleur, et des nuits de tourment ont été mon partage. (7:3) 4 Couché, je dis : Quand me lèverai-je ? la nuit finira-t-elle ? et je m’excède d’agitations jusqu’à l’aube du jour. (7:4) 5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau se roidit, et de nouveau suppure. (7:5) 6 Mes jours fuient plus prompts que la navette, ils se consument, et je suis sans espoir. (7:6) 7 Souviens-Toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront plus de bonheur ; (7:7) 8 l’œil de celui qui me voit, ne m’apercevra plus ; Tes yeux me chercheront, et je ne serai plus. (7:8) 9 La nuée se dissipe et s’en va : ainsi, qui descend aux Enfers, n’en revient pas, (7:9) 10 il ne rentre plus dans sa maison, et ses lieux ne le reconnaissent plus. (7:10) 11 Aussi ne mettrai-je pas un frein à ma bouche, mais je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, et me plaindrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer ? suis-je un dragon, que contre moi Tu mettes une barrière ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera, ma couche portera une partie de ma peine ! (7:13) 14 alors tu m’effraies par des songes, et par des visions tu m’épouvantes. (7:14) 15 Aussi je préférerais suffoquer, mourir, à conserver ma chair. (7:15) 16 Je dédaigne la vie ! je ne vivrai pas toujours !… Suspends tes coups, car mes jours sont un souffle ! (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu l’honores, pour que tu prennes garde à lui, (7:17) 18 que tu t’occupes de lui chaque matin, et l’éprouves à tous les instants ? (7:18) 19 Jusques à quand les yeux ne me quitteront-ils pas, ne me laisseras-tu pas le temps d’avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, observateur des hommes ? Pourquoi me fais-tu le but de tes coups, tellement que je suis à moi-même un fardeau ? (7:20) 21 Et que ne pardonnes-tu ma faute, et ne passes-tu mon péché ? car bientôt je dormirai dans la poudre, et tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
5Traduction par L. I. Lemaistre de Saci
Édition de 1855, libre de droits.
1 LA vie de l’homme sur la terre est une guerre continuelle, et ses jours sont comme les jours d’un mercenaire. (7:1) 2 Comme un esclave soupire après l’ombre pour se reposer, et comme un mercenaire attend la fin de son ouvrage ; (7:2) 3 ainsi je ne vois dans ma vie que des mois vides et sans fruit, et je n’y compte que des nuits pleines de travail et de douleur. (7:3) 4 Si je m’endors, je dis aussitôt, Quand me lèverai-je ? et étant levé j’attends le soir avec impatience, et je suis rempli de douleurs jusqu’à la nuit. (7:4) 5 Ma chair est couverte de pourriture et d’une sale poussière ; ma peau est toute sèche et toute retirée. (7:5) 6 Mes jours ont été retranchés plus vite que le fil de la toile n’est coupe par le tisserand, et ils se sont écoulés sans me laisser aucune espérance. (7:6) 7 Souvenez-vous, Seigneur ! que ma vie n’est qu’un souffle, et que mes yeux ne reverront plus les biens de ce monde. (7:7) 8 Celui qui m’a vu jusqu’à cette heure ne me verra plus : vous avez arrêté sur moi votre oeil sévère, et je ne pourrai subsister devant vous. (7:8) 9 Comme une nuée se dissipe et passe sans qu’il en reste de trace ; ainsi celui qui descend sous la terre ne remontera plus. (7:9) 10 Son âme ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai pas ma langue plus longtemps ; je parlerai dans l’affliction de mon esprit, j’exprimerai dans l’amertume de mon coeur mes réflexions. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou une baleine, pour avoir été enferme par vous comme dans une prison ? (7:12) 13 Si je dis en moi-même, Mon lit me consolera peut-être, et m’entretenant avec mes pensées je me reposerai sur ma couche ; (7:13) 14 vous me tourmenterez par des songes, et vous me troublerez par d’horribles visions. (7:14) 15 C’est pourquoi je choisirais plutôt de mourir d’une mort violente, et il vaudrait mieux que mes os fussent réduits en poudre. (7:15) 16 J’ai perdu toute espérance de pouvoir vivre davantage : épargnez-moi, Seigneur ! car mes jours ne sont qu’un néant. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme pour mériter que vous le regardiez comme quelque chose de grand ? et comment daignez-vous appliquer votre coeur sur lui ? (7:17) 18 Vous le visitez le matin, et aussitôt vous le mettez à l’épreuve. (7:18) 19 Jusqu’à quand ne m’épargnerez-vous point, et ne me donnerez-vous point quelque relâche, afin que je puisse un peu respirer ? (7:19) 20 J’ai péché : que ferai-je pour vous apaiser, ô Sauveur des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en butte à tous vos traits, et dans un état où je suis à charge à moi-même ? (7:20) 21 Pourquoi n’ôtez-vous point mon péché, et ne me pardonnez-vous point mon iniquité ? Je vais m’endormir dans la poussière du tombeau, et quand vous me chercherez le matin, je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
6Traduction par A. Rilliet
Édition de 1858, libre de droits.
— Cette traduction ne possède que le Nouveau Testament.
7Traduction par L. Segond & H. Oltramare
Édition de 1874, libre de droits.
1 Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, et ses jours sont ceux d’un mercenaire. (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, comme l’ouvrier attend son salaire, (7:2) 3 ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, j’ai pour mon lot des nuits de souffrance. (7:3) 4 Je me couche, et je dis : Quand me lèverai-je ? Quand finira la nuit ? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau se crevasse et se dissout. (7:5) 6 Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’évanouissent : plus d’espérance ! (7:6) 7 Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. (7:7) 8 L’oeil qui me regarde ne me regardera plus ; ton oeil me cherchera, et je ne serai plus. (7:8) 9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas ; (7:9) 10 il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, je me plaindrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, pour que tu établisses des gardes autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera, ma couche calmera mes douleurs, (7:13) 14 c’est alors que tu m’effraies par des songes, que tu m’épouvantes par des visions. (7:14) 15 Ah ! je voudrais être étranglé ! Je voudrais la mort plutôt que ces os ! (7:15) 16 Je les méprise !... je ne vivrai pas toujours... Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, pour que tu daignes prendre garde à lui, (7:17) 18 pour que tu le visites tous les matins, pour que tu l’éprouves à tous les instants ? (7:18) 19 Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi ? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? Pourquoi me mettre en butte à tes traits ? Pourquoi me rendre à charge à moi-même ? (7:20) 21 Que ne pardonnes-tu mon péché, et que n’oublies-tu mon iniquité ? Car je vais me coucher dans la poussière ; tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
8Traduction par J. N. Darby
Édition de 1885, libre de droits.
1 — L’homme n’a-t-il pas une vie de labeur sur la terre ? Et ses jours ne sont-ils pas comme les jours d’un mercenaire ? (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, et comme le mercenaire attend son salaire, (7:2) 3 Ainsi j’ai eu pour partage des mois de déception, et des nuits de misère me sont assignées. (7:3) 4 Si je me couche, alors je dis : Quand me lèverai-je et quand l’obscurité prendra-t-elle fin ? et je suis excédé d’agitations jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Ma chair est couverte de vers et de croûtes de terre, ma peau se retire et suppure. (7:5) 6 Mes jours s’en vont plus vite qu’une navette, et finissent sans espérance. (7:6) 7 Souviens-toi que ma vie n’est qu’un souffle : mon œil ne reverra pas le bien ; (7:7) 8 L’œil qui me regarde ne me reverra plus ; tes yeux sont sur moi, et je ne suis plus. (7:8) 9 La nuée disparaît et s’en va ; ainsi celui qui descend au shéol n’en remonte pas, (7:9) 10 Il ne revient plus dans sa maison, et son lieu ne le reconnaît plus. (7:10) 11 Aussi je ne retiendrai pas ma bouche ; je parlerai dans la détresse de mon esprit, je discourrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, suis-je un monstre marin, que tu établisses des gardes autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me consolera, ma couche allégera ma détresse, (7:13) 14 Alors tu m’effrayes par des songes, tu me terrifies par des visions, (7:14) 15 Et mon âme choisit la suffocation, — plutôt la mort que mes os : (7:15) 16 J’en suis dégoûté ; je ne vivrai pas à toujours. Laisse-moi, car mes jours sont vanité. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme que tu fasses grand cas de lui, et que ton cœur s’occupe de lui, (7:17) 18 Et que tu le visites chaque matin, que tu l’éprouves à tout moment ? (7:18) 19 Pourquoi ne détournes-tu pas les yeux de moi, et ne me laisses-tu pas tranquille jusqu’à ce que j’aie avalé ma salive ? (7:19) 20 J’ai péché ; — que t’ai-je fait ? Toi qui observes l’homme, pourquoi m’as-tu placé pour être l’objet de tes coups, de sorte que je suis un fardeau à moi-même ? (7:20) 21 Et pourquoi ne pardonnes-tu pas ma transgression, et ne fais-tu point passer mon iniquité ? Car maintenant je me coucherai dans la poussière, et tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
9Traduction par L. Cl. Fillion
Édition de 1889, libre de droits.
1 La vie de l’homme sur la terre est celle du soldat, et ses jours sont comme les jours d’un mercenaire. (7:1) 2 Comme un esclave soupire après l’ombre, et comme un mercenaire attend la fin de son travail, (7:2) 3 Ainsi je n’ai eu que des mois vides, et je ne compte que des nuits douloureuses. (7:3) 4 Si je m’endors, je dis : Quand me lèverai-je ? et j’attends de nouveau le soir, et je suis rempli de douleurs jusqu’à la nuit. (7:4) 5 Ma chair est couverte de pourriture et d’une sale poussière ; ma peau est toute sèche et retirée. (7:5) 6 Mes jours ont passé plus vite que la toile n’est coupée par le tisserand, et ils se sont consumés sans aucune espérance. (7:6) 7 Souvenez-vous que ma vie n’est qu’un souffle, et que mes yeux ne verront plus le bonheur. (7:7) 8 Le regard de l’homme ne m’apercevra plus. Vos yeux sont sur moi, et je ne pourrai subsister. (7:8) 9 Comme une nuée se dissipe et passe, ains celui qui descend au séjour des morts ne remontera plus. (7:9) 10 Il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu où il était ne le reconnaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai pas ma langue ; je parlerai dans l’affliction de mon esprit, je m’entretiendrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, pour que vous m’ayez renfermé dans une prison ? (7:12) 13 Si je dis : Mon lit me consolera, et en m’entretenant avec moi-même je me reposerai sur ma couche, (7:13) 14 Vous me tourmentez par des songes, et vous me troublez par d’horribles visions. (7:14) 15 C’est pourquoi mon âme préfère une mort violente, et mes os appellent le trépas. (7:15) 16 J’ai perdu tout espoir ; la vie m’échappe à jamais. Epargnez-moi, car mes jours ne sont que néant. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme pour que vous en fassiez tant de cas ? Et comment daignez-vous appliquer sur lui votre cœur ? (7:17) 18 Vous le visitez le matin, et aussitôt vous l’éprouvez. (7:18) 19 Jusques à quand ne m’épargnerez-vous pas, et ne me laisserez-vous pas même avaler ma salive ? (7:19) 20 J’ai péché, que vous ferai-je, ô gardien des hommes ? Pourquoi m’avez-vous mis en butte à vos coups, et m’avez-vous rendu insupportable à moi-même ? (7:20) 21 Pourquoi n’enlevez-vous pas mon péché, et ne me pardonnez-vous pas mon iniquité ? Je vais bientôt dormir dans la poussière, et quand vous me chercherez le matin, je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
10Traduction du rabbinat par Zadoc Kahn
Édition de 1899-1906, libre de droits.
1 AH ! Certes, l’homme sur terre a une corvée de soldat, ses jours sont comme les jours d’un mercenaire. (7:1) 2 Il est tel qu’un esclave qui aspire à un peu d’ombre, un mercenaire qui attend son salaire. (7:2) 3 C’est ainsi que j’ai eu en partage des mois de misère et qu’on m’a compté des nuits de souffrance. (7:3) 4 Lorsque je suis couché et que je dis : « Quand me lèverai-je ? » la soirée s’allonge, et je suis rassasié d’insomnies jusqu’à l’aube matinale. (7:4) 5 Mon corps est revêtu de vermine et de croûtes terreuses, ma peau est crevassée et se dissout. (7:5) 6 Mes jours s’enfuient, plus rapides que la navette, et s’évanouissent sans espoir. (7:6) 7 Souviens-toi ô Dieu, que ma vie est un souffle : mon œil ne verra plus le bonheur. (7:7) 8 Le regard qui m’a aperçu ne se posera plus sur moi tu me fixes de ton regard, et c’en est fait de moi. (7:8) 9 La nuée se dissipe et disparaît ; ainsi celui qui descend au Cheol n’en remonte plus. (7:9) 10 Il ne retourne plus dans sa maison, et sa demeure ne le reconnaît plus. (7:10) 11 Aussi ne mettrai-je pas de frein à ma bouche : je veux parler dans la détresse de mon esprit, me plaindre dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je donc la mer ou bien un monstre marin, que tu poses une barrière autour de moi ? (7:12) 13 Quand je m’imagine que mon lit me consolera, que ma couche enlèvera quelque peu de ma douleur, (7:13) 14 tu m’effraies par des songes, tu m’épouvantes par des visions, (7:14) 15 de sorte que mon âme souhaite une fin violente, préférant le trépas, à ce corps misérable. (7:15) 16 Je suis plein de dégoût : je ne vivrai pas éternellement, donne-moi quelque relâche, car mes jours ne sont qu’un souffle. (7:16) 17 Qu’est-ce que le mortel que tu le prises tant et portes ton attention sur lui ? (7:17) 18 Pourquoi lui demander des comptes chaque matin et l’éprouver à tout instant ? (7:18) 19 Jusqu’à quand refuseras-tu de te détourner de moi et de me laisser respirer assez de temps pour avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai failli, qu’ai-je fait contre-toi, ô sévère gardien des hommes ? Pourquoi me prendre comme ta cible et faire que je sois à charge à moi-même ? (7:20) 21 Que ne pardonnes-tu ma faute, que n’effaces-tu mon péché ? Bien vite je serais couché dans la poussière : tu me chercherais, et je n’y serais plus. (7:21) Job
7:1-21
11Traduction par Louis Segond
Édition de 1910, libre de droits.
1 Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, et ses jours sont ceux d’un mercenaire. (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, comme l’ouvrier attend son salaire, (7:2) 3 Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, j’ai pour mon lot des nuits de souffrance. (7:3) 4 Je me couche, et je dis : Quand me lèverai-je ? Quand finira la nuit ? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau se crevasse et se dissout. (7:5) 6 Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’évanouissent : plus d’espérance ! (7:6) 7 Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. (7:7) 8 L’oeil qui me regarde ne me regardera plus ; ton oeil me cherchera, et je ne serai plus. (7:8) 9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas ; (7:9) 10 Il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, je me plaindrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, pour que tu établisses des gardes autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera, ma couche calmera mes douleurs, (7:13) 14 C’est alors que tu m’effraies par des songes, que tu m’épouvantes par des visions. (7:14) 15 Ah ! je voudrais être étranglé ! Je voudrais la mort plutôt que ces os ! (7:15) 16 Je les méprise !... je ne vivrai pas toujours... Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, pour que tu daignes prendre garde à lui, (7:17) 18 Pour que tu le visites tous les matins, pour que tu l’éprouves à tous les instants ? (7:18) 19 Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi ? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? Pourquoi me mettre en butte à tes traits ? Pourquoi me rendre à charge à moi-même ? (7:20) 21 Que ne pardonnes-tu mon péché, et que n’oublies-tu mon iniquité ? Car je vais me coucher dans la poussière ; tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
12Traduction par Augustin Crampon
Édition de 1923, libre de droits.
1 La vie de l’homme sur la terre est un temps de service, et ses jours sont comme ceux du mercenaire. (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, comme l’ouvrier attend son salaire, (7:2) 3 ainsi j’ai eu en partage des mois de douleur, pour mon lot, des nuits de souffrance. (7:3) 4 Si je me couche, je dis : “ Quand me lèverai-je ? Quand finira la nuit ? ˮ et je suis rassasié d’angoisses jusqu’au jour. (7:4) 5 Ma chair se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau se gerce et coule. (7:5) 6 Mes jours passent plus rapides que la navette, ils s’évanouissent : plus d’espérance ! (7:6) 7 O Dieu, souviens-toi que ma vie n’est qu’un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. (7:7) 8 L’œil qui me regarde ne m’apercevra plus ; ton œil me cherchera, et je ne serai plus. (7:8) 9 Le nuage se dissipe et passe ; ainsi celui qui descend au schéol ne remontera plus ; (7:9) 10 il ne retournera plus dans sa maison ; le lieu qu’il habitait ne le reconnaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai pas ma langue, je parlerai dans l’angoisse de mon esprit, j’exhalerai mes plaintes dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je la mer ou un monstre marin, pour que tu poses une barrière autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : “ Mon lit me soulagera, ma couche calmera mes soupirs, ˮ (7:13) 14 alors tu m’effraies par des songes, tu m’épouvantes par des visions. (7:14) 15 Ah ! Mon âme préfère la mort violente, mes os appellent le trépas. (7:15) 16 Je suis en proie à la dissolution, la vie m’échappe pour jamais ; laisse-moi, car mes jours ne sont qu’un souffle. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant d’estime, que tu daignes t’occuper de lui, (7:17) 18 que tu le visites chaque matin, et qu’à chaque instant tu l’éprouves ? (7:18) 19 Quand cesseras-ru d’avoir le regard sur moi ? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai péché, que puis-je te faire, ô Gardien des hommes ? Pourquoi me mettre en butte à tes traits, et me rendre à charge à moi-même ? (7:20) 21 Que ne pardonnes-tu mon offense ? Que n’oublies-tu mon iniquité ? Car bientôt je dormirai dans la poussière ; tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21
13Traduction Louis Segond 21
Édition de 2007 © Copyright.[+]
1 Le sort de l’homme sur la terre est celui d’un soldat, et ses jours sont ceux d’un mercenaire. (7:1) 2 Comme l’esclave soupire après l’ombre, comme l’ouvrier attend son salaire, (7:2) 3 Ainsi j’ai pour partage des mois de douleur, j’ai pour mon lot des nuits de souffrance. (7:3) 4 Je me couche, et je dis : Quand me lèverai-je ? Quand finira la nuit ? Et je suis rassasié d’agitations jusqu’au point du jour. (7:4) 5 Mon corps se couvre de vers et d’une croûte terreuse, ma peau se crevasse et se dissout. (7:5) 6 Mes jours sont plus rapides que la navette du tisserand, ils s’évanouissent : plus d’espérance ! (7:6) 7 Souviens-toi que ma vie est un souffle ! Mes yeux ne reverront pas le bonheur. (7:7) 8 L’oeil qui me regarde ne me regardera plus ; ton oeil me cherchera, et je ne serai plus. (7:8) 9 Comme la nuée se dissipe et s’en va, celui qui descend au séjour des morts ne remontera pas ; (7:9) 10 Il ne reviendra plus dans sa maison, et le lieu qu’il habitait ne le connaîtra plus. (7:10) 11 C’est pourquoi je ne retiendrai point ma bouche, je parlerai dans l’angoisse de mon cœur, je me plaindrai dans l’amertume de mon âme. (7:11) 12 Suis-je une mer, ou un monstre marin, pour que tu établisses des gardes autour de moi ? (7:12) 13 Quand je dis : Mon lit me soulagera, ma couche calmera mes douleurs, (7:13) 14 C’est alors que tu m’effraies par des songes, que tu m’épouvantes par des visions. (7:14) 15 Ah ! je voudrais être étranglé ! Je voudrais la mort plutôt que ces os ! (7:15) 16 Je les méprise !... je ne vivrai pas toujours... Laisse-moi, car ma vie n’est qu’un souffle. (7:16) 17 Qu’est-ce que l’homme, pour que tu en fasses tant de cas, pour que tu daignes prendre garde à lui, (7:17) 18 Pour que tu le visites tous les matins, pour que tu l’éprouves à tous les instants ? (7:18) 19 Quand cesseras-tu d’avoir le regard sur moi ? Quand me laisseras-tu le temps d’avaler ma salive ? (7:19) 20 Si j’ai péché, qu’ai-je pu te faire, gardien des hommes ? Pourquoi me mettre en butte à tes traits ? Pourquoi me rendre à charge à moi-même ? (7:20) 21 Que ne pardonnes-tu mon péché, et que n’oublies-tu mon iniquité ? Car je vais me coucher dans la poussière ; tu me chercheras, et je ne serai plus. (7:21) Job
7:1-21