La sainte Bible

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Traduction selon la Vulgate dite Bible de Gustave Doré, édition de 1866, libre de droits.

n°47 / IIe Épître de saint Paul aux Corinthiens 1 :

Après le salut d’usage, saint Paul fait part aux Corinthiens de ses souffrances et de ses consolations. Il s’excuse de n’être pas allé les voir. Vérit
1Paul, apôtre de Jésus-Christ, par la volonté de Dieu, et Timothée, son frère, à l’Église de Dieu qui est à Corinthe, et à tous les saints qui sont dans l’Achaïe :2Grâce à vous, et paix de la part de Dieu notre Père et de Jésus-Christ Notre-Seigneur.3Béni soit le Dieu et Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ, le Père des miséricordes et le Dieu de toute consolation,4Qui nous console dans toutes nos tribulations, afin que nous puissions nous-mêmes, par l’encouragement que Dieu nous donne, consoler aussi ceux qui sont sous le poids de toutes sortes de maux !5Car, à mesure que les souffrances de Jésus-Christ abondent en nous, notre consolation abonde aussi par Jésus-Christ.6Or, si nous sommes affligés, c’est pour votre instruction et pour votre salut ; si nous sommes consolés, c’est pour votre consolation ; si nous sommes encouragés, c’est encore pour votre encouragement et pour votre salut, qui s’accomplit par la patience à supporter les mêmes souffrances que nous supportons nous-mêmes ;7Ce qui nous donne une ferme confiance pour vous, sachant que, comme vous avez part aux souffrances, vous aurez part aussi à la consolation.8Car nous ne voulons pas, mes frères, que vous ignoriez l’affliction qui nous est survenue en Asie, parce qu’elle a été d’un poids excessif et au-dessus de nos forces, jusqu’à nous donner le dégoût de la vie.9Mais nous avons reçu en nous-mêmes une réponse de mort, afin que nous ne mettions point notre confiance en nous, mais en Dieu, qui ressuscite les morts,10Qui nous a délivrés d’un si grand péril, qui nous en délivre encore, et nous en délivrera toujours, comme nous l’espérons de sa bonté.11Et les prières que vous faites pour nous y contribueront aussi, afin que la grâce que nous avons reçue à la considération d’un grand nombre, soit reconnue par les actions de grâces qu’un grand nombre en rendront pour nous.12Car le sujet de notre gloire est le témoignage que nous rend notre conscience, de nous être conduits en ce monde, et surtout à votre égard, dans la simplicité de cœur et dans la sincérité de Dieu, non pas selon la sagesse de la chair, mais selon la grâce de Dieu.13Je ne vous écris que des choses dont vous reconnaissez la vérité en les lisant ; et j’espère que vous reconnaîtrez jusqu’à la fin,14Comme vous l’avez déjà reconnu en partie, que nous sommes votre gloire, de même que vous serez la nôtre au jour de Notre-Seigneur Jésus-Christ.15Dans cette confiance, j’avais résolu d’abord d’aller vous voir, afin que vous eussiez une seconde grâce.16Je voulais passer au milieu de vous en allant en Macédoine, revenir ensuite de Macédoine près de vous, et de là me faire conduire par vous en Judée.17Ayant donc eu ce dessein, est-ce par inconstance que je ne l’ai point exécuté ? Ou quand je prends une résolution, cette résolution est-elle selon la chair, en sorte qu’il y ait en moi le Oui et le Non ?18Mais Dieu, qui est véritable, m’est témoin qu’il n’y a point de Oui et de Non dans la parole que nous vous avons annoncée.19Car le Fils de Dieu, Jésus-Christ, que nous vous avons prêché, moi, Silvain et Timothée, n’est pas tel, que le Oui et le Non se trouvent en lui, mais il n’y a eu que Oui en sa personne.20Car en lui toutes les promesses de Dieu ont leur vérité ; c’est pourquoi nous disons aussi par lui Amen à Dieu pour notre gloire.21Or celui qui nous confirme et nous affermit avec vous en Jésus-Christ, et qui nous a oints, c’est Dieu même.22Et c’est lui aussi qui nous a marqués de son sceau, et qui pour gage nous a donné le Saint-Esprit dans nos cœurs.23Pour moi, je prends Dieu à témoin sur mon âme que c’est pour vous épargner que je ne suis point encore allé à Corinthe ; non pas que nous voulions dominer sur votre foi, mais contribuer à votre joie, puisque vous demeurez fermes dans la foi.