La sainte Bible

De à
Préférences d'affichage Affichage des versets par :

Style d'écriture : Taille du texte :
Couleurs :


Traduction par Louis-Issac Lemaistre de Saci, édition de 1855, libre de droits.

n°1 / Genèse. 25 :

1ABRAHAM épousa ensuite une autre femme, nommée Cétura ;2qui lui enfanta Zamran, Jecsan, Madan, Madian, Jesboc et Sué.3Jecsan engendra Saba et Dadan. Les enfants de Dadan furent Assurim, Latusim et Loomim.4Les enfants de Madian furent Epha, Opher, Hénoch, Abida et Eldaa. Tous ceux-ci furent enfants de Cétura.5Abraham donna à Isaac tout ce qu’il possédait :6il fit des présents aux fils de ses autres femmes, et de son vivant il les sépara de son fils Isaac, les faisant aller dans le pays qui regarde l’orient.7Tout le temps de la vie d’Abraham fut de cent soixante et quinze ans.8Et les forces lui manquant, il mourut dans une heureuse vieillesse et un âge très-avancé, étant parvenu à la plénitude de ses jours ; et il fut réuni a son peuple.9Isaac et Ismaël, ses enfants, le portèrent en la caverne double, située dans le champ d’Ephron, fils de Séor, Héthéen, vis-à-vis de Mambré,10qu’il avait acheté des enfants de Heth. C’est là qu’il fut enterré aussi bien que Sara, sa femme.11Après sa mort, Dieu bénit son fils Isaac, qui demeurait près du puits nommé le puits de Celui qui vit et qui voit.12Voici le dénombrement des enfants d’Ismaël, fils d’Abraham et d’Agar, Egyptienne, servante de Sara ;13et voici les noms de ses enfants, selon que les ont portés ceux qui sont descendus d’eux : Le premier-né d’Ismaël fut Nabajoth ; les autres furent Cédar, Adbéel, Mabsam,14Masma, Duma, Massa,15Hadar, Théma, Jéthur, Naphis et Cedma.16Ce sont là les enfants d’Ismaël ; et tels ont été les noms qu’ils ont donnés à leurs châteaux et à leurs villes, ayant été les douze chefs de leurs peuples.17Le temps de la vie d’Ismaël fut de cent trente-sept ans ; et les forces lui manquant il mourut, et fut réuni à son peuple.18Le pays oh il habita fut depuis Hévila jusqu’à Sur, qui regarde l’Egypte lorsqu’on entre dans l’Assyrie : et il mourut au milieu de tous ses frères.19Voici quelle fut aussi la postérité d’Isaac, fils d’Abraham : Abraham engendra Isaac ;20lequel ayant quarante ans, épousa Rebecca, fille de Bathuel, Syrien de Mésopotamie, et soeur de Laban.21Isaac pria le Seigneur pour sa femme, parce qu’elle était stérile : et le Seigneur l’exauça, donnant à Rebecca la vertu de concevoir.22Mais les deux enfants dont elle était grosse s’entre-choquaient dans son sein, ce qui lui fit dire : Si cela devait m’arriver, qu’était-il besoin que je conçusse ? Elle alla donc consulter le Seigneur,23qui lui répondit : Deux nations sont dans vos entrailles, et deux peuples sortant de votre sein se diviseront l’un contre l’autre. L’un de ces peuples surmontera l’autre peuple, et l’aîné sera assujetti au plus jeune.24Lorsque le temps qu’elle devait accoucher fut arrivé, elle se trouva mère de deux enfants jumeaux.25Celui qui sortit le premier était roux, et tout velu comme une peau d’animal, et il fut nommé Esaü, c’est-à-dire, homme fait. L’autre sortit aussitôt, et il tenait de sa main le pied de son frère ; c’est pourquoi il fut nommé Jacob, c’est-à-dire, supplantateur.26Isaac avait soixante ans lorsque ces deux enfants lui naquirent.27Quand ils furent grands, Esaü devint habile à la chasse, et il s’appliquait à cultiver la terre : mais Jacob était un homme simple, et il demeurait retiré à la maison.28Isaac aimait Esaü, parce qu’il mangeait de ce qu’il prenait à la chasse : mais Rebecca aimait Jacob.29Un jour Jacob ayant fait cuire de quoi manger, Esaü retourna des champs étant fort las,30et il dit à Jacob : Donnez-moi de ce mets roux que vous avez fait cuire, parce que je suis extrêmement las. C’est pour cette raison qu’il fut depuis nomme Edom, c’est-à-dire, roux.31Jacob lui dit : Vendez-moi donc votre droit d’aînesse.32Esaü répondit : Je me meurs, de quoi me servira mon droit d’aînesse ?33Jurez-le-moi donc, lui dit Jacob. Esaü le lui jura, et lui vendit son droit d’aînesse.34Et ainsi ayant pris du pain et ce plat de lentilles, il mangea et but, et s’en alla, se mettant peu en peine de ce qu’il avait vendu son droit d’aînesse.